mardi 24 avril 2018

Arnaud et Caro, ép. 8

Après s'être sentie aussi mal en entendant Arnaud parler de sa jupe si facile à retrousser devant tout le monde, Caro se leva d'un coup en disant que son thé était trop chaud et que de toutes façons elle n'en avait plus envie. Elle voulait partir de ce café immédiatement.

Il la prit par le bras en lui disant de baisser d'un ton, du ton qu'il avait pris les quelques fois où elle l'avait contrarié. Effet direct, les yeux au sol, la tête qui se baisse, et une légère humidité qui la faisait fondre. Caro se tut, et se laissa entrainer dans la rue.

Il marchait vite, ne parlait pas. Elle préféra se taire. Et soudain :

"Bon. Je ne suis pas très content. Ce ne serait que moi, on irait directement chez moi où je te montrerai qui prend les décisions entre nous et t'apprendrai les bonnes manières. Mais nous nous étions mis d'accord, donc tu as encore le choix. Tu peux rester, tu peux partir. Si tu pars, on reprendra où nous en étions et nous nous laisserons un peu plus de temps. Si tu restes, il s'agira pour moi d'un accord tacite, et pas seulement pour aujourd'hui."

Elle n'osait pas répondre, tant ce qu'il lui disait impliquait de choses.

Il prit un ton plus doux :

"Je sais que ce n'est pas facile. Mais nous n'allons pas rester comme ça dans la rue. Penses-tu pouvoir te décider ? Ou veux-tu qu'on aille se promener, il  y a un centre commercial tout près."
"Non Monsieur, j'ai pris ma décision"
"Dis-moi Caro."
"Je voudrais vous suivre, Monsieur".
"Très bien, j'en suis heureux. Viens avec moi".

Ils marchèrent quelques minutes et arrivèrent devant un bel immeuble. Il tapa le code, ils traversèrent le jardin intérieur et prirent l’ascenseur pour monter dans son appartement. Epuré, bien rangé, un pan de mur empli de livres, elle remarqua que sur la table basse un en-cas était déjà préparé. Une rose, dans un soliflore, semblait l'attendre.

Il prit son trench, sa petite écharpe, lui proposa de faire un tour le temps qu'il se mette lui-même à l'aise. Ce qu'elle fit.

Un petit coffre en bois, très joli et peint de motifs japonais, était posé sur la table de la salle à manger, ouvert. La curiosité l'emporta et elle s'en approcha. Son regard accrocha tous ces instruments en cuir, bois, bois et cuir. Un pas en arrière. Un autre et elle alla s'assoir sur le canapé.

Arnaud revint et lui demanda d'appeler son amie, à qui elle avait raconté avoir rencontré un homme sur un site de rencontre, et que par mesure de sécurité elle devait l'appeler en arrivant chez lui, et dans l'heure qui suivait. Elle le fit. 

Il s'assit sur le fauteuil en face d'elle. La regarda et lui dit :

"Bon. Tu sais pourquoi tu es ici ?"
"Oui Monsieur"
"Je vais te punir, pour les quelques fautes que tu as faites depuis que nous nous connaissons."
"... Oui Monsieur"
"Tu sais les mériter ?"
"Oui Monsieur".
"Très bien".

Il se leva et s'approcha d'elle, la fit se lever, pris sa place sur le canapé et bien entendu l'allongea sur ses genoux.

Enfin, se dit-il. Elle est à moi. Il caressait la jupe, sentait ses globes dessous, imaginait tout ce qu'il allait lui faire. Il commença à donner quelques tapes, histoire que ses mains fassent connaissance en douceur avec ces fesses qu'il devinait magnifiques. Il frappait régulièrement, de partout, mais au bout d'un moment, il se sentit frustré par l'épaisseur de la jupe.

Tout en lui rappelant telle bêtise ou telle insolence qu'elle avait dite ou faite, il remonta cette jolie jupe au dessus de sa taille.

Lorsqu'elle sentit sa jupe remonter, Caro se dit qu'on y était, elle allait enfin recevoir la fessée de celui qu'elle avait déjà dans la peau. La main d'Arnaud caressait ses fesses, légèrement échauffées par la fessée sur sa jupe. Elle se sentait trempée et avait peur que cela ne se voie au travers de sa culotte, mais il n'en dit rien.

Les claques reprirent, et cette fois, sans la laine de la jupe, plus de carapace, et elle les ressentit nettement. Il montait en intensité et cela la chauffait de plus en plus. Elle commença à remuer, se tortiller, un "Ne bouge pas !" l'arrêta direct. 

"Je suis très heureux que tu m'aies choisi pour faire ton éducation, Caro. Tu es une femme que j'aime beaucoup, tu es intelligente, gentille. Mais je vais avoir du travail pour te rendre obéissante et sage, tu ne crois pas ?"
"Je ne sais pas Monsieur" hoqueta Caro, cramoisie.
"Moi, je le sais".

Il attrapa les bords de sa culotte et délicatement la lui retira, la faisant glisser doucement sur les fesses, le long de ses jambes, et la lui retirant totalement. Sa main se posa sur sa cheville droite, remonta également tout doucement, mollet, intérieur des genoux, cuisses, pour se retrouver négligemment posée sur ses fesses. 

Il n'arrivait pas à détacher son regard de ce cul déjà bien rosi, sinon rougi (ce qui ne saurait tarder), et se dit qu'il avait beaucoup de chance.

"Bon", dit-il.

Une volée de claques retentit d'un seul coup sur les fesses de Caro, sur sa peau sans protection. L'intensité était nettement plus élevée, et Arnaud la sermonnait de temps en temps. Caro, sous la douleur, remuait de plus en plus, et malgré les avertissements de son Monsieur, ne pouvait arrêter. Mais lorsque par réflexe elle lança sa main en pauvre petite protection, il arrêta, et lui rappela le safe-word. Alors en se taisant, elle retira sa main.

Il la lui attrapa pour la coincer dans son dos, ainsi elle ne pouvait plus rien faire.

La fessée dura encore un moment, puis ralentit et s'arrêta. Il ne pouvait s'empêcher de la caresser, encore et encore. Et elle, se collait contre lui. Elle était comblée. Mais pour une première fois elle n'en voulait pas plus et espérait qu'il s'en rendrait compte.

Arnaud se dit que cette première expérience était parfaite. Maintenant il allait la dorloter un peu. Il la fit se relever doucement, lui demanda de l'attendre et dans le coffre japonais, prit le tube d'arnica, retourna auprès d'elle, la remis sur ses genoux et doucement, tendrement, lui appliqua la pommade apaisante. 

Il lui fallu une force mentale phénoménale pour se freiner et ne pas aller plus loin. Il savait maintenant ce qu'il voulait avec elle. Alors inutile de précipiter les choses.

La pommade piquait les fesses de Caro, mais en même temps elle appréciait le massage. Qui parfois se rapprochait de ses lèvres. Mais ne s'y attardait pas. Elle ne savait si cela la rassurait ou la frustrait. Les deux certainement. Mais elle ne dit rien. Elle n'aurait pas osé.

Il la prit dans ses bras, assise sur ses genoux, et ces deux-là commençaient maintenant à se douter qu'une belle aventure commençait.




samedi 21 avril 2018

Prononcer le Safe-Word

La règle de base, aussi bien dans les jeux de fessées que dans la D/s, c'est le safe-word. On est tous d'accord là-dessus.

On le prononce, et le Dominant s'arrête. C'est écrit partout, on en parle entre nous, c'est un fait établi.

Cela semble couler de source. Et pourtant. 

Ceci est une demande que je vous adresse

Je voudrais savoir si certain(e)s d'entre vous se sont trouvé(e)s dans l'incapacité de prononcer le safe-word alors qu'il était temps d'arrêter. 

Je parle bien du fait de se sentir mal, (avec ou sans douleur), de trembler, d'avoir en face de vous votre Dominant qui vous regarde, très inquiet, vous demande si ça ne va pas, et vous, vous êtes incapable de répondre. 

Il vous dit (lui-même) de prononcer le mot, et vous n'y arrivez pas. Malgré qu'il insiste, se fâche car "tu te mets en danger, dis-le tout de suite !" et que tout ce que vous arrivez à dire, à travers vos larmes, c'est : "je ne peux pas".

Oui je sais, c'est incroyable. Je viens de le vivre. (j'ai beaucoup de chance, il n'a pas attendu que je le dise pour arrêter). Ne me jugez pas, c'est comme ça. Je n'avais jamais eu à le prononcer avant ce jour. 

Après réflexion, et après en avoir beaucoup parlé avec lui, j'ai compris ce qui m'est passé par la tête. Il a entendu mes craintes et m'a rassurée. Et donc, je pense être capable de le prononcer si cela devait se reproduire.

Ce qui m'intéresse, là, serait de savoir si d'autres ont connu cela, et si elles/ils ont compris pourquoi.
Votre retour sur vos expérience m'aiderait beaucoup.

Et donc bien évidemment, pour cet article, les réponses anonymes seront publiées. 

Je vous remercie d'éviter les leçons sur l'utilité de dire le safe-word. Ce n'est pas le sujet. Et je me sens suffisamment mal comme cela pour qu'on m'en remette une couche... Oui, je sais, le safe-word, il faut le dire sans hésiter...




vendredi 20 avril 2018

La croisée des chemins

Dans l'article D/s Vs Spanker/spankee, j'expliquais les difficultés de mêler deux mondes si différents.

Et sincèrement,  je pensais que nous y arriverions. Chacun testait les jeux de l'autre, et tout semblait se passer bien.

Mais on se voilait la face, en fait. En lisant la toute première page de son blog(*), je n'ai pas reconnu celui avec qui je partage ces moments. Je découvrais une personne inconnue. Que se passait-il ? Nous restions des heures ensemble, et la façon dont il parlait de lui ne correspondait pas à cet homme que j'ai déjà tant de mal à quitter.

Comment pouvait-il être aussi sombre d'un côté, et si lumineux avec moi ? J'étais perplexe. 

Puis, vint son troisième article. SA vision de notre première "séance", notre premier "rendez-vous". Où j'appris tous les efforts qu'il faisait pour me faire plaisir. Même s'il le faisait de bon cœur, il en ressortait cette fois, que son plaisir, le seul, c'est la D/s, et uniquement cela.

Au moment où je découvrais ce récit, nous nous étions vus une autre fois, déjà. Et si nous avions gardé la même façon de faire, de mon côté, j'appréciais de plus en plus ces jeux totalement inconnus il y a encore un mois. Même si j'aime le côté punitions, j'aime l'écouter, l'entendre m'appeler en  permanence "ma soumise", qu'il prenne soin de moi comme il le fait.

Quel intérêt de laisser quelqu'un se perdre dans des jeux qui ne l'intéressent pas, si ce n'est pour faire plaisir à sa muse, comme il m'appelle aussi. Quel intérêt de "jouer" avec quelqu'un dont on sait qu'il s'ennuie ?

Et moi, moi, j'ai tellement envie d'en savoir plus, qu'il m'apprenne la soumission, j'ai tant envie d'un dominant, de lui en fait.

Alors, j'ai capitulé. Toute seule sans qu'il ne m'en ait jamais rien demandé. Un long poème (évidemment) où je lui disais que la chipie s'en allait, pour laisser la place à la soumise. Que ce serait dur, qu'il lui faudrait ne pas flancher, ne pas la laisser repointer le bout de son nez.

Je ne le connais que depuis peu. Mais je l'ai senti tellement heureux et soulagé que j'ai su que j'avais pris la bonne décision.

La croisée des chemins. Il faut parfois faire des choix. Le choix.  

Je l'ai fait. La fleur au fusil.



(*) https://tribulationsdedartagnan13.blogspot.fr




mardi 17 avril 2018

Arnaud et Caro, ép. 7

(Dédicace spéciale à Céline et Cléa - dernière étape avant...

Assis tranquillement à la terrasse du café, lieu du rendez-vous, Arnaud sirotait un café en consultant ses mails. Il avait un peu d'avance, mais voir avancer une demoiselle, cherchant tout autour d'elle, un peu perdue, était un spectacle qu'il adorait. Il ne manquerait cela pour rien au monde. Donc, de temps en temps, il levait les yeux et regardait discrètement les jeunes femmes qui venaient dans sa direction.

D'un seul coup, sans s'y attendre, il eut un coup au cœur. C'était elle. Elle était parfaite. La candeur, la timidité, la tenue, la posture. Reprends-toi se dit-il. Ne lui montre pas tout de suite l'effet qu'elle te fait. Elle cherche un dominant, pas un amoureux transi. Lorsque leurs regards se croisèrent, il lui sourit et lui fit un petit signe de la main.

Elle lui rendit son sourire, un sourire radieux qui réchauffa instantanément cette fraiche matinée, et se dirigea vers lui. Elle s'accrochait à son sac à mains comme à une béquille. Elle était adorable. 

Il se leva pour l'accueillir, deux petites bises pudiques, lui recula sa chaise et la laissa s'installer. 

"Que veux-tu boire Caro ?"
"Un Earl Grey s'il vous plait"
"Qui ?"
"Un Earl Grey, s'il vous plait, Monsieur."
"Bien".

Il passa la commande en ajoutant une nouvelle tasse de café pour lui, et prit de ses nouvelles, si son voyage s'était bien passé, si tout allait bien, en fait. Elle baissa les yeux et lui dit qu'elle avait respecté sa consigne de relire son cahier dans les transports. 

"Et qu'en as-tu pensé ? Cela fait une quinzaine de jours que je te l'ai fait acheter, trouves-tu qu'il corresponde à une demoiselle obéissante ?"
"..."
"Caro..."
"Pas vraiment Monsieur, mais.."
"Non, s'il te plait, pas de mais. Rien ne justifie la désobéissance. Tu désobéis, tu écris, et tu assumes. C'est un choix qui ne tient qu'à toi. Après bien sur, je me vois dans l'obligation de te punir, afin de te montrer la ligne que tu dois suivre. Tu comprends ce que je te dis ?"

Caro n'en menait pas large. Elle avait l'impression que tout le monde autour entendait, et surtout, écoutait, ce qu'on lui disait. Pourvu que..

"Donne-le moi".
"Mais Monsieur, pas ici"
"J'attends".
"Bien Monsieur".

Une minute de répit, son thé arrivait. Elle prit le temps de mettre le sachet dans la bouilloire, de triturer la pochette de sucre, avant d'attraper son sac et de sortir son cahier, avec toujours cette impression que la salle entière avait les yeux braqués sur elle.

Et elle le lui tendit, incapable de le regarder. Et pourtant, elle le trouvait magnifique. Sur de lui, déterminé, attentif. Oui, c'était décidé, elle ne rentrerait pas chez elle après ce petit déjeuner.

Arnaud prit le cahier, le regarda sous toutes ses coutures, remarqua les changements d'écriture, parfois régulière, parfois saccadée, signe de stress. Il relut les bêtises insignifiantes que Caro avait faites, avec bien sur quelques petites insolences qu'il ne devait pas laisser passer.
Il avait de quoi jouer, pour une première fois. Ni trop, ni trop peu. Parfait.

"Bois, ça va refroidir. Ce serait dommage. Je trouve que tu es très jolie, cette jupe te va à ravir. Elle m'a l'air facile à retrousser, en plus."

Caro sentit son visage virer au cramoisi. Elle baissa encore plus la tête sur sa tasse. Et essaya de retrouver une respiration normale.

Arnaud, lui, essayait de calmer le loup. Couché, toi !

lundi 16 avril 2018

Arnaud et Caro, ép 6

Caro ouvrit les yeux, s'étira comme un chat, et le temps d'un battement de cils, réalisa qu'on était LE jour. Elle avait le temps. Elle n'avait le temps de rien, plutôt. Excitation, questions, voilà, même pas levée que ça pédalait dans sa tête. Stop, se dit-elle, laisse faire. Fais ce qu'il t'a dit, profite, prends ton temps, tu l'as et tu le sais bien, laisse venir ce moment que tu attends depuis tant de jours. 

Pendant que son café coulait dans sa chope, elle pensa au cahier. Autant le mettre de suite dans son sac, comme ça pas de risque de l'oublier à la dernière minute. Elle ne voulait pas décevoir Monsieur, elle voulait qu'il soit heureux de la voir (elle doutait très peu sur ce point), et qu'il soit fier d'elle. 

Il lui restait  le plus compliqué, puisque hier soir elle avait été incapable de se décider sur sa tenue, retourner s'enfoncer dans son armoire pour trouver la tenue dans laquelle elle se sentirait bien, et qui en même temps, pourrait convenir à Arnaud. Monsieur, pardon. Ha hé bien voilà qu'elle se corrigeait toute seule, maintenant. Mon cas est grave, se dit-elle en souriant. 

Elle prit son petit déjeuner, se décida pour une jupe courte en laine, doublée (après-tout le printemps débutait, c'était justifié), un chemisier à boutons pression très pratique et qu'elle adorait, un petit gilet, des dim-up et des ballerines. Confortable, mais joli.

Elle prit la direction de la salle de bains, mit un soin particulier à s'occuper de son corps et resta sobre côté maquillage. 

De son côté, lorsque Arnaud se réveilla, il ne se posa pas autant de questions. Le Loup se réveillait, il était tapi au fond de lui, et il le sentait frémir. Laisse-moi donc la place. Elle est aussi à moi.

Il prit le temps, tout en buvant son café, de régler quelques dossiers en cours pour le boulot, son esprit s'évadant de temps en temps rien qu'à imaginer la miss courir dans tous les sens. Un sourire carnassier découvrit ses dents un instant. A nous deux ma jolie.

Il appela le restaurant qu'il avait choisi pour réserver, petite surprise qu'il lui faisait, après, elle déciderait si elle voulait continuer l'après-midi avec lui ou rentrer. C'est le jeu, elle était décisionnaire. Ensuite, ce serait une autre histoire.

Il se prépara tranquillement, vit qu'il était temps d'y aller, la sacoche, le manteau, les clés et hop, Caro, à nous !





samedi 14 avril 2018

Apprentissage, premières règles - part 2

Une valse à trois temps...

Donc le premier temps de notre valse, c'est mon jeu. Ça s'est fait de façon un peu compliquée, il a fallu qu'on en discute, il est tellement dominant que ce jeu-là avait un peu disparu. Mais après une bonne discussion, je peux vivre ces moments qui comptent pour moi. Il y prend goût et je sens encore les morsures de la ceinture, de la cravache et de la brosse en bambou. Sans compter ses mains. Lorsqu'il m'envoie au coin (chacun sait que ces messieurs ont besoin de se reposer) c'est à sa manière. Jambes légèrement écartées (au niveau des épaules), mains derrière le dos et front collé au mur. 

Le cahier de punitions dans les mains, il le lisait pendant que je restais en position d'attente. Quelle que soit la position, ce moment est très difficile. Une petite fille qui attend le verdict. Il m'a sermonnée et a commencé par la fessée que je préfère, bien calée sur ses genoux. 

Puis il a utilisé les instruments, et il ne m'a pas ménagée. Fesses et cuisses ont eu droit à des séries de coups, dont je ressens encore parfois la douleur. 

Un bon massage avec la pommade à l'arnica, histoire d'atténuer quelque peu les traces.


Voici pour le premier temps de notre valse.


Vient le second, le sien. Que j'adore, car je n'y connais rien, il m'apprend tout, j'ai peur mais j'ai confiance. Totalement confiance. 

Il y a quelques temps, il m'appelle d'un magasin de bricolage disant qu'il m'achetait un nouveau cadeau (oui il me gâte..) Un cadeau dans un magasin de bricolage... Une corde. Jamais. Je ne veux pas de corde, c'est absolument hors de question, et d'abord je suis claustro, niet.

Il a tout de même acheté sa corde, et pendant des jours m'a expliqué, tenté de me rassurer (ça ne marchait pas), m'a dit ce qu'il faisait pour l'assouplir, la rendre douce, non coupante. Mais non, je ne voulais pas.

Donc, lorsque nous en fûmes à son temps de valse, il commença par m'offrir un autre bijou, un joli plug que j'ai porté pratiquement toute l'après-midi. Mon premier, en fait. 

Et ensuite, il m'a présenté 3 bouts de corde, qui sentaient l'huile de coco. J'ai commencé à reculer sur le lit, et me suis raisonnée. Je lui ai donné ma confiance, il sait que j'ai peur, il ne va pas me saucissonner comme une brute. J'ai tout relâché, et me suis laissée faire.

Pour cette première fois, il a juste attaché mes mains au haut de mes cuisses. Et il faisait cela de façon très douce, me demandant constamment si cela ne serrait pas trop, et si c'était le cas il desserrait de suite. Puis avec la troisième et dernière corde, il m'a attaché les bras dans le dos, sans que cela me fasse mal. Sauf qu'une fois allongée sur le dos, ça tirait fort et c'était douloureux. A peine le lui ai-je dit, qu'il a retiré cette corde sans hésitation. Cela m'a prouvé que pour les prochaines fois, ce serait pareil, il y aurait plus de cordes mais que tout se ferait en douceur.

Avec le morceau qu'il avait retiré de mes bras, il a attaché mes pieds. Toujours doucement. Il a pris soin de faire ressortir mon collier. Je le regardais faire et me disais que ce n'était pas si difficile, en fait.

Je l'ai senti heureux d'avoir pu m'attacher, et surtout que je me sois complètement laissée faire, sans être tendue. Et jamais je n'ai ressenti de claustrophobie. Peut-être que les prochaines fois cela se produira, puisqu'il aura préparé plus de cordes. Mais je ne vais pas me poser plus de questions que cela.

Il a ensuite "joué" avec moi, qui ne pouvais plus me protéger de mes mains. Des jeux de D/s, il a réutilisé la cravache mais pas pour me punir, enfin si, un peu, j'ai connu quelques coups sur la plante des pieds. Quand on est attachée, les ressentis sont différents, on ne peut que subir et obéir.

Quand au troisième temps de notre valse, c'est un jardin vraiment très secret que je préfère garder pour nous...




jeudi 12 avril 2018

Apprentissage, premières règles - part 1

Monsieur ayant pu se libérer une journée complète, mon éducation de soumise allait vraiment commencer. Finie, la douce initiation patiente. Cette fois, on ne jouait plus. 

Je devais apprendre les règles, en tête à tête et en société. Je ne savais pas trop comment cela allait se passer, mais nous irions dans un joli centre commercial de Marseille y passer quelques temps le matin.

La veille, il me rappela que je devais me souvenir des règles.

Notre protocole a quatre règles de base. Très claires et toutes à l'avantage de Monsieur. 

Je lui dois l'exclusivité. Cela peut choquer. Cela m'a choquée. Sauf que. Cela ne changeait rien pour moi, puisque je suis célibataire. Lui donner l'exclusivité de mon corps ne pose finalement aucun problème.  

Je n'ai pas le droit de jouir sans son autorisation. Ah bon. C'est possible ça ? D'après lui, oui, et de toutes façons c'est comme ça. Allez, je suis d'accord (je précise qu'à chaque règle mon accord a été demandé. Mais comment refuser, me direz-vous...).

La règle numéro trois, l'obéissance, ma foi, quel que soit le jeu, c'est un peu le but. 

Règle numéro quatre, apprendre les positions. D'acceptation, d'attente, marcher très légèrement en retrait derrière lui, ne pas croiser les jambes. Hé bien finalement, ça, c'est le plus compliqué pour moi. Pas que ça me gêne, mais c'est une telle habitude qu'il a du me le répéter je ne sais combien de fois. Et si au début c'était rappelé de façon douce, au bout d'un moment je sentais l'énervement. 

Tout en nous promenant, il me rappelait de me reculer, si on s'asseyait, il voyait de suite si j'avais croisé les jambes, alors que je ne m'en rendais pas compte moi-même.

Je me surprends, chez moi, à réaliser que j'ai les jambes croisées. Je les décroise. Mais cinq minutes après, c'est à refaire. Il doit falloir une sacrée période d'entrainement...

Installés dans la voiture pour aller déjeuner, il ne démarre pas. J'attends, mais rien ne se passe. Je sens son regard sur moi, et il me dit :

"Je veux que tu retires ta culotte et que tu me la donnes". 

Il m'avait prévenue que cela pouvait arriver. Mais quand l'ordre tombe, c'est une autre histoire. Oui, j'ai obéi et la lui ai remise, des deux mains, comme exigé. Honteuse. 
Mais il a fallu beaucoup de temps. J'ai dit non. J'ai argumenté. J'ai râlé. J'ai boudé. J'ai... cédé. 
Lui, restait calme. Répétait inlassablement : « donne-moi ta culotte ». Doucement, presqu’en chuchotant. Il a soulevé mes cheveux et l'a murmuré dans mon oreille. Tellement sur de lui. Je crois que j’aurais presque préféré qu’il se fâche. On aurait dit qu’il me laissait le choix. Et en fait, je l’avais, il me l’a rappelé plus tard. Ce choix, s’appelle le safe-word… Je n’y pense jamais. Et ai-je vraiment envie de le prononcer ?

Une fois qu’il l’a eue, il l’a mise dans sa poche et l'a gardée jusqu'au restaurant. Je n'ai pas retiré mon manteau, pauvre petite carapace mentale. J'ai mangé en me disant que tout le monde avait les yeux posés sur moi, que chacun savait que j'étais nue sous ma jupe. Lui, n'avait pas l'air gêné du tout, un léger sourire qui me disait... tu l'as fait, tu as obéi, tu es à moi. Je n'osais pas faire un mouvement, c'est tellement inhabituel de se trouver en pleine journée à l'extérieur, sans ce sous-vêtement.

Après le déjeuner, nous avons rejoint l'hôtel. Comme Jacques Brel et sa valse à mille temps, nous, nous avons notre valse à trois temps.

Nous vivons une relation très bizarre, un mélange de Spanker/spankee et D/s


Mais cela commence toujours par la position d'acceptation. Les mains, paumes en l'air, permettent éventuellement de présenter l'objet qui servira à la punition.


La suite, très bientôt...